La susceptibilité de la maman antivax

Il y a quelques temps, Anne Gourvès nous faisait part de son opinion sur les vaccins en mettant en avant son diplôme de biologie. L’examen de ses allégations avait montré que les arguments avancés n’étaient que le mélange classique de pseudo-science et de désinformation que l’on peut trouver dans n’importe quel discours anti-vaccination. Un an plus tard Anne Gourvès, qui n’a pas aimé l’analyse rationnelle de son texte, publie un second texte qui se veut une réponse. Il peut se résumer en une seule phrase:

Encore plus de la même chose !

[INTOX] Le droit de réponse d’une maman biologiste

La science, très littéralement, est la découverte du monde qui nous entoure et la méthode scientifique est un excellent moyen d’y parvenir. C’est la seule méthode connue qui permette de s’abstraire de l’expérience personnelle. C’est la seule méthode connue qui comporte un dispositif d’auto-correction. Ce n’est pas une méthode infaillible, ce n’est que la meilleure méthode connue.

La méthode scientifique comporte un certain nombre de règles. Les règles de base sont à la fois les plus simples et les plus importantes. Elles ne peuvent pas être transgressées. Si l’on ne suit pas les règles de la méthode scientifique, alors on ne fait pas de la science. Et l’une des règles de base, c’est l’argumentation rationnelle. Un argument, dans sa plus simple expression, ne concerne que deux choses: Les prémisses, qui sont les faits examinés, et la conclusion qui découle de ces faits. Si les faits sont vérifiés, alors la conclusion logique doit être acceptée. Ce n’est pas une suggestion, ce n’est pas optionnel, c’est une exigence de la logique, on ne peut pas faire autrement. On sait que la conclusion est vraie. À contrario, la conclusion doit être rejetée si elle ne découle pas directement des prémisses, ou si l’on est incapable de s’assurer de la validité des prémisses. Ce n’est pas une suggestion, ce n’est pas optionnel, c’est une exigence de la logique, on ne peut pas faire autrement. Si une conclusion est rejetée, cela ne veut pas dire qu’elle est fausse. Cela veut simplement dire qu’on ne sait pas si elle est vraie.

Quand on a compris cela, on a compris le plus important: En science, on cherche à savoir, on ne cherche pas à prouver. C’est une différence fondamentale, et si vous ne retenez que cela, vous en saurez déjà plus que tous les antivax du monde. Vous en saurez plus qu’Anne Gourvès, par exemple.

Anne Gourvès cherche à prouver. Elle part de la conclusion que les vaccins sont nocifs et/ou ne marchent pas, puis détaille les prémisses susceptibles de l’aider à prouver ce qu’elle a déjà décidé par avance. Ce n’est pas de la science, c’est de la pseudo-science.

Parce que sa conclusion est figée une fois pour toute, il lui est impossible de se remettre en cause. Il est impensable pour elle de même considérer la simple possibilité qu’elle puisse avoir tort. C’est la raison pour laquelle Anne Gourvès ne vérifie pas. Jamais. Par principe. Par exemple, si on lui parle du texte de loi qui tourne en boucle dans les caisses de résonance antivax mais qu’elle n’a probablement jamais lu parce qu’il ne contient absolument pas ce qu’elle imagine, elle n’ira pas vérifier (VIII). Elle dira « mais si c’est vrai », sans rien citer. Si on lui dit que la décision du conseil d’état ne contient pas ce qu’elle affirme, elle dira « mais si c’est vrai », mais elle n’ira pas vérifier (XII). Elle est tellement sûre qu’il ne peut pas exister d’étude qui montre l’efficacité du vaccin contre le tétanos, qu’il est inutile pour elle de prendre la peine de vérifier (XXI). Anne Gourvès veut vous prouver qu’elle a raison, mais elle ne veut pas savoir si elle a raison.

Bien-sûr, il y peu de chances qu’elle avoue cela a qui que ce soit, peut-être même pas à elle même. Non, la version officielle, qui est celle de tous les antivax du monde, est qu’elle cherche vraiment à savoir et qu’elle est arrivée à cette conclusion parce qu’elle a fait ses propres recherches (V), ce qui est parfaitement faux. Les raisonnements les plus basiques lui échappent (XVI). Socrate disait: « Citer, ce n’est pas savoir, surtout à l’époque d’internet ». Anne Gourvès cite des choses fausses (XXI), des choses vraies pour en déduire des choses fausses (X) et ne cite pas les choses qui l’embarrassent (IX,XXI). C’est la cueillette de cerises classique de quelqu’un qui cherche à prouver là ou un scientifique chercherait à savoir.

Au final, que retenir de sa réponse ? Les affirmations factuellement fausses sont assumées, induire le lecteur en erreur sur son activité et ses compétences réelles est assumé, la plupart de ses réfutations n’en sont pas puisqu’elles ignorent l’argument auxquelles elles répondent, et le reste n’est que nouvelles affirmations infondées à base de « mais si c’est vrai ». En clair: Encore plus de la même chose.

Certaines personnes pensent qu’une décision de justice peut contraindre la réalité. C’est faux. De même, une étude scientifique est contrainte par la réalité, pas l’inverse. Anne Gourvès voudrait que la réalité se plie à sa volonté et elle n’aime pas qu’on lui rappelle que la réalité, c’est ce qui reste même quand on y croit pas. Elle peut croire et dire ce qui lui chante, si elle ne se fait pas passer pour une scientifique ayant un discours scientifique.

Une impression de déjà vu ?

Vous n’êtes pas, mais alors pas du tout tenu de lire la suite, qui passe en revue les nombreux sophismes de la réponse d’Anne Gourvès. Attention, nul examen ici de son argumentation sur les vaccins, cela a déjà été fait dans l’article original. Nous sommes ici pour analyser sa réfutation de la critique qui en a été faite.

Dans l’article original, certains détails avaient été rendus volontairement très vagues. Anne Gourvès revient sur le sujet et fait des affirmations qui exigent quelques corrections. Il sera donc parfois nécessaire d’être un peu moins vague sur son parcours.

I

Bon, Anne, ça commence mal. Nulle part dans l’article original on ne trouvera une quelconque accusation de falsification des sources. Une falsification de sources, c’est quelqu’un par exemple qui bidonne les chiffres et rien de tel n’a été affirmé ici.

Également, ce n’est pas un droit de réponse, que vous me faites là, et pour deux raisons. La première est qu’un droit de réponse aurait été publié ici même, sur le site mis en cause. La revue affirme qu’il est impossible de répondre sur le site mais ils n’ont même pas essayé. La seconde est que de toute façon, le droit de réponse n’existe pas dans ce cas. Pour quelle raison ? Parce que cela ne s’applique pas quand pour répondre il suffit de laisser un commentaire, ce que vous n’avez même pas cherché à faire.

Trouver de telles erreurs dès le chapô ne présage rien de bon.

Affirmations infondées.
Erreurs facuelles.
Pas de réfutation.

II

La revue Nexus n’écarte pas la possibilité qu’à la lecture de sa « mise au point (point d’exclamation) » l’article original disparaisse dans la honte et le déshonneur. Bon, la même revue n’écarte pas non plus la possibilité de couper les cheveux de la nuque pour se libérer de nœuds émotionnels. Ils sont … disons … optimistes.

Vos propos, Anne, ne sont pas présents in-extenso. Le lecteur ne pourra malheureusement pas les lire dans leur intégralité à moins d’acheter le magazine, ce que je ne conseille pas.

Pas de réfutation.

III

Votre argument est que parce que vous avez étudié la biologie, vous avez étudié plein d’autres choses en même temps et que du coup vous pouvez vous exprimer sur n’importe quel domaine scientifique. La réponse est oui, c’est vrai, vous pouvez faire tout ça. Exprimez-vous.

Mais affirmer que vous êtes capable de comprendre un domaine n’est pas un argument valable pour vous en prévaloir. Un diplôme ne montre pas que vous êtes capable de comprendre un domaine, il montre que vous l’avez effectivement étudié, d’abord, puis compris. C’est la raison pour laquelle il n’existe pas juste un doctorat unique en « trucs scientifiques » qui marcherait pour tout. Se prévaloir d’un diplôme pour s’exprimer sur un domaine autre est, et reste un sophisme. L’argument d’autorité est avéré.

Je note que vous vous dites aujourd’hui « cadre dans le domaine de la dermatologie », ce qui est en contradiction avec ce que disait l’article original. Votre dermatologie, ce n’est pas de la pharmaceutique. Votre diplôme et votre spécialisation en dermatologie font que vous en savez probablement beaucoup sur la dermatologie. Vous pouvez donc vous exprimer sur la dermatologie en disant « regardez mes diplômes et ma carrière ».

Mais vous êtes employée par un groupe très clairement structuré: D’un coté le pôle dermo-cosmétique, de l’autre le pôle médicament. Vous, vous travaillez dans le pôle dermo-cosmétique mais vous étiez présentée comme « cadre dans l’industrie pharmaceutique », ce qui est au mieux une généralisation abusive qui entretient la confusion, au pire un mensonge. L’argument d’autorité est avéré.

Sophisme de composition.

IV

Si vous suiviez mon raisonnement, vous n’auriez pas dit ça. Ce que je signale, c’est que lorsque l’un des arguments pour convaincre est « regardez mes diplômes », l’argument ne vaut que lorsque les diplômes montrent une expertise dans le domaine en question. Sinon, c’est un sophisme, un argument d’autorité usurpé. Votre texte commence par « Maman biologiste » et « PhD en génotoxicologie » dès le chapô. Vous êtes présentée comme « cadre dans l’industrie pharmaceutique ». Pourtant, aucune de ces précisions ne permet de connaître vos compétence en vaccinologie, en épidémiologie, ou en droit. (Vous avez oublié de dire en quoi votre diplôme était pertinent pour faire une analyse du droit français).

Épouvantail.

V

Je n’ai rien constaté de tel, et c’est la raison pour laquelle il y avait tant à dire. Les passages ou vous donnez votre avis sont nombreux. Les sources que vous citez vous contredisent en permanence. Votre « réflexion » est superficielle. Toute cette page et l’article original sont la confirmation que ce que vous affirmez là est factuellement faux.

Erreurs factuelles.
Pas de réfutation.

VI

Vous souhaitez donc nous expliquer ce qu’est un vrai conflit d’intérêt. C’est gentil, mais inutile pour deux raisons. La première est que la définition est beaucoup plus large et inclusive que ce que cherche à nous faire croire votre petite définition personnelle. La seconde est qu’il n’est pas question de conflit d’intérêt ici, mais d’accusations gratuites.

C’est l’accusation de conflit d’intérêt que vous utilisez pour décrédibiliser une personne, pas le conflit d’intérêt en lui-même. À aucun moment vous n’avez apporté la moindre preuve de la culpabilité de cette personne qui, pas plus que vous, n’est capable de prouver une absence de conflit d’intérêt. Donc oui, si vous dites que telle personne a peut-être des conflits d’intérêt en raison de son métier, on peut dire la même chose vous concernant.

N’a pas compris l’argument.

VII

Rationnel ou pas importe peu puisque ce n’est pas ce qui a été dit. La « rationalité des arguments débattus », ce n’est pas « l’impartialité d’une personne ». Le premier est un élément objectif indépendant du contexte, pas le second. Répondre, c’est bien, répondre à ce qui a été dit, c’est mieux.

Épouvantail.

VIII

Le répéter à nouveau ne rendra pas cela vrai pour autant. Les « textes de loi cités en référence » ne disent rien de tel, parce qu’en référence, ce n’est pas un texte de loi, c’est un blog sur Mediapart.

Vous avez fait une affirmation infondée et quand on vous le signale, vous dites: « Mais si, cherchez bien… Cherchez mieux… ». Non. La charge de la preuve vous incombe. Est-ce si difficile de citer ? De faire un copier-coller ? Vos affirmations sont infondées.

D’autre part, je suis relativement sûr que vous êtes incapable de prouver ce que vous avancez étant donné que par plusieurs fois et depuis des années le conseil d’état a rappelé ce que vous refusez de croire: Un vaccin multivalent dont l’une des valences au moins est obligatoire sera indemnisable en cas d’effet secondaire même s’il est impossible de déterminer quelle valence est en cause.

Décision du conseil d’état n° 327915, 24/04/2012

Plus de la même chose.

IX

La fiche complète, oui. Hématotoxicité chez le lapin, neurotoxicité modérée chez le rat ou la souris. Avec une dose sans effet toxique observable: 80mg/kg/j. Vous reconnaissez que des effets sont possibles, mais vous niez dans quelles conditions alors que cela provient de la même source ? Vous exprimez votre point de vue en choisissant d’ignorer la partie qui vous dérange, c’est un double standard.

Même si on se dit en prenant large qu’il y a plus de phénoxyéthanol que de substance active dans un vaccin, ce qui est faux, même si on prend super large et qu’on considère qu’on parle d’un enfant de 1Kg pas plus, alors à environ 100 000 vaccins par jour on aurait toujours une dose sans effet toxique observable. (Peut-être une petite rougeur sur le bras). Si on prend super, mais alors super large et qu’on dit que le phénoxyéthanol n’est jamais éliminé, alors qu’on sait que c’est pas vrai, une injection par mois ne posera pas de problème, même après 10000 ans (Peut-être une légère fatigue).

Tout ceci provient de la lecture de la fiche complète, que vous citez.

Donc voilà, avec vos a peu près et vos que penser, vous essayez d’instiller le doute sur des données pourtant connues et très largement en dessous des estimations les plus pessimistes. Une lingette tous les jours pour sentir bon, un vaccin ponctuellement et exceptionnellement pour sauver une vie, non ce n’est pas la même chose.

Double standard.

X

Bla, bla, bla, … Non. J’ai coupé avant la fin. Votre argument était de dire qu’il faut interdire quelque chose parce qu’il est classé comme cancérogène certain. Je vous ai montré que cet argument est inepte parce que ce n’est pas à ça que sert ce classement. Il évalue un danger, il ne dit rien du risque. Si vous voulez remettre une pièce dans la machine à sophismes, écrivez un nouvel article. Ici, nous étudions ce que vous avez à dire sur la critique de vos arguments précédents.

Épouvantail.
N’a pas compris l’argument.

XI

Tout le monde sait comment l’interpréter: Comme inférieur à 0.1mg.

« Environ », ça veut dire « inférieur » ou « supérieur ». La loi de non contradiction fait que « inférieur », ce n’est pas « environ ». Voilà que vous vous en prenez aux mots de la langue française, maintenant.

Erreurs factuelles.

XII

On noteras l’argument « mais vous avez pas tout lu, lisez tout et revenez me voir » qui est parfaitement invalide. S’il y a quelque chose de faux à relever, dites-le et dites clairement pour quelle raison. Les commentaires ici sont précis et référencés. Inutile, par exemple, de lire autre chose que la décision du conseil d’état pour constater que vous raconter n’importe quoi sur la décision du conseil d’état.

Donc, le tribunal a dénaturé les pièces du dossier ? Mais en faisant quoi ? C’est pourtant écrit juste avant: « en estimant que l’état des connaissances scientifiques excluait tout lien ». Et pourquoi c’est pas bien ? C’est aussi écrit: « il y a lieu de prendre en compte le dernier état des connaissances scientifiques, lesquelles peuvent être de nature à révéler la probabilité d’un lien entre une affection et le service »

Décision n°345411

En clair: Il ne faut pas dire qu’il y a un lien, il ne faut pas dire qu’il y a pas de lien, il faut dire que pour le moment on ne sait pas. C’est l’état des connaissances scientifiques, tel que reconnu par le conseil d’état, tel que décrit dans le rapport de la HAS. C’est donc très exactement ce qui était rappelé. Aucune remise en cause du rapport de la HAS donc, qui n’est même pas cité et qui surtout dit la même chose. Je vous invite à lire les documents que vous citez, cela vous évitera des déconvenues.

Et, il semblerait que vous ayez complètement oublié de répondre à la dernière partie. Je vais donc le faire pour vous: Lorsque l’on parle de « persistence in situ« , on parle de persistance sur le site d’injection. C’est la définition actuelle de la MFM. Vous vous en servez pour affirmer que c’est la preuve d’un lien avec des symptômes distincts alors que rien dans cette citation ne l’indique. C’est donc une manipulation.

Affirmations infondées.
Erreurs factuelles.
Plus de la même chose.

XIII

Bien, je corrige: Votre employeur était le numéro deux mondial de l’homéopathie jusqu’à la cession de la branche.

(Sans vouloir tuer le suspense, Anne, ce sera la seule objection factuellement correcte de toute votre intervention).

À nouveau, vous êtes complètement passée à coté de l’argument. Vous parlez d’une personne qui en 2007 travaillait pour un laboratoire et pour cette seule raison vous mettez en doute ses motivations actuelles. Je vous signale donc qu’en 2006, vous-même avez travaillé pour le numéro deux de l’homéopathie et que pour cette seule raison on pourrait mettre en doute vos motivations actuelles.

Ces insinuations sont irrationnelles. C’était un peu le but, c’était évident, mais félicitations quand même pour l’avoir remarqué. Et puis si vous ne l’aviez pas vu, il y avait toujours la ligne d’après qui explique exactement ça. Quelle dommage que vous ayez omis de la citer:

« Il est impossible de prouver une absence de collusion et toutes les accusations du précédent paragraphe sont par construction irréfutables. Elles sont donc irrationnelles et le raisonnement est invalide. Néanmoins, ce sont les mêmes arguments employés par l’auteure pour ne pas avoir à répondre à la contradiction. »

Allez, encore une fois: C’est l’accusation de conflit d’intérêt que vous utilisez pour décrédibiliser une personne, pas le conflit d’intérêt en lui-même. À aucun moment vous n’avez apporté la moindre preuve de la culpabilité de cette personne qui, pas plus que vous, n’est capable de prouver une absence de conflit d’intérêt. Donc oui, si vous dites que telle personne a peut-être des conflits d’intérêt en raison de ce qu’elle faisait en 2007, on peut dire la même chose de vous concernant 2006.

Correction valide !

N’a pas compris l’argument.

XIV

La littérature et la littérature scientifique, ce n’est pas la même chose. Vivement qu’un jugement déclare optionnelle la gravité, on pourra tous se promener dans les airs. Et bien maintenant on sait: Vous avez choisi de passer un rapport scientifique sous silence en lui opposant une source légale qui ne le contredit même pas. On vous l’a dit et pourtant vous n’avez même pas pris la peine de vérifier avant de répondre: Quand vous dites qu’il y a un jugement de ce rapport par le conseil d’état, vous racontez n’importe quoi. Pas une seule fois le rapport n’est évoqué et surtout, pas une seule fois le conseil d’état ne dit quelque chose qui contredirait ce rapport.

Je vous le remet ? Allez, je vous le remet.

Décision n°345411

Sophisme de composition.
Erreurs factuelles.
Encore plus de la même chose

XV

Vous niez ce qui a été dit sur les revues prédatrices ? Le NewYorker, Le Time, Le New York Times, sont des sites internet peu sérieux qui ne sont pas de votre avis. La revue peu sérieuse Nature en a fait une étude systématique.

Comment sait-on que Current Medicinal Chemistry accepte n’importe quoi ? Justement parce qu’une étude peu sérieuse a été acceptée. Les propos ont été analysés, on les retrouve sur le site de l’OMS.

Alors vous, quand on vous dit « Cette étude c’est n’importe quoi, normal qu’on la retrouve n’importe ou », vous répondez « Eh! C’est pas n’importe ou! ». Pas un seul mot sur l’étude. Pas un seul. Pas envie « d’analyser les propos » du GACVS en vous « basant sur des faits et non des jugements » ? Le site internet peu sérieux, c’est celui de l’OMS, c’est ça ?

Épouvantail.
N’a pas compris l’argument.

XVI

Tiens, vous refaites votre raisonnement « Si il dit pas non, alors il dit oui« . Il était déjà faux quand vous parliez de la décision du conseil d’état, il est également faux ici. Si il dit pas non, alors il dit on ne sait pas et votre « c’est comme si » est invalide.

Cette limite de 5 mcg concerne les enfants prématurés ou ayant des fonctions rénales déficientes. Elle s’applique aux enfants prématurés ou ayant des fonctions rénales déficientes. C’est tout.

Épouvantail.
Faux dilemme.

XVII

Ici aussi, vous racontez n’importe quoi.

Comment cette étude mesure l’efficacité ? On observe un groupe de gens vaccinés et un groupe de gens non vaccinés et on constate que les gens vaccinés tombent beaucoup moins malades. C’est écrit en toutes lettres.

Est-ce que c’est efficace ? Oui. C’est écrit en toutes lettres.

Pourquoi est-ce que les conditions sanitaires n’entrent pas en compte ? Parce que qu’un groupe de contrôle, ça sert à ça.

J’ai coupé toutes les niaiseries sur ces études non publiées mais tellement plus sérieuses et parfaites. Nous étudions ce que vous avez à dire sur la critique de vos arguments précédents. Le reste n’est que détournement d’attention de votre part.

Encore une fois, vous êtes passée à coté de l’argument. L’argument est que si vous affirmez que le seul moyen d’évaluer l’efficacité d’un vaccin se fait par la mesure des anticorps, vous avez tort. Pinailler sur le contenu de l’étude ne changera pas le fait que vous avez tort.

N’a pas compris l’argument.
Erreurs factuelles.

XVIII

C’est très intéressant. Peut-être parce que vous dites la même chose que ce à quoi vous répondez, en fait. Valeur de votre commentaire: nulle. Information que vous avez passé sous silence: Il existe d’autres moyens de confirmer l’efficacité du vaccin.

Pas de réfutation.

XIX

Je vous invite cette fois-ci à relire le commentaire. Encore une fois, vous êtes complètement passée à coté de l’argument: Vous dites « L’infection confère une immunité bien supérieure », comment vous savez que l’infection vous a immunisé ? Quelle méthode ? En comptant les anticorps ? Les anticorps ne nous disent pas si on est protégé (c.f. votre brillant et précédent commentaire). Donc on ne sait pas. Choisissez. Si on sait que la maladie immunise, alors c’est valable de compter les anticorps. Si c’est pas valable de compter les anticorps, alors on ne sait pas que la maladie immunise. Si vous avez une troisième voie, documentez la par autre chose que « mais cherchez, mon vieux, c’est dans le cours ».

Affirmations infondées.
N’a pas compris l’argument.

XX

Ces résultats s’expliquent aussi parfaitement avec « Le nombre d’anticorps n’est pas un gage de non-maladie ». C’est vous qui l’avez dit. Mais là non, pas là. Ici, c’est anaérobie et puis c’est tout. Quand vos propres argument se retournent contre vous, vous les oubliez ? Vous vous en souvenez quand ça vous arrange en fait.

Il faut être particulièrement gonflé pour dire que la seule explication ce n’est pas celle qui est avancée dans l’étude que vous montrez pour dire que la seule explication c’est celle que vous avancez. L’étude que vous citez dit que vous avez tort, mais bon, c’est que les gens que vous mettez en avant pour dire que vous avez raison alors, qu’est-ce qu’ils en savent ?

Affirmations infondées.
Double standard.

XXI-1

Bon ben ça aussi c’est des conneries. (Sur la fin, la répétitivité, … on fatigue un peu et le vocabulaire s’en ressent). Il y aurait quoi ? Une efficacité importante mais qui veut rien dire et une efficacité réellement vraie mais qu’on connait pas ? C’est faux. Dans cette étude, l’efficacité est confirmée et contrairement à vos affirmations, elle ne se rapporte pas au nombre d’anticorps, mais au nombre de décès.

Erreurs factuelles.

XXI-2

Conneries encore. « Il faut bien comprendre » que l’étude, tient compte des conditions externes. À l’hôpital ou à la maison, avec du personnel formé ou pas, matériel aseptisé ou pas, …

Erreurs factuelles.

XXI-3

Et avec des conditions similaires pour les femmes vaccinées (mortalité 2/1000) et non-vaccinées (mortalité 14.1/1000), on en déduit quoi ? On en déduit que vous racontez des conneries.

Le vaccin est efficace indépendamment de l’hygiène. Ça marche mieux avec l’hygiène, mais ça marche quand même sans. Les études le montrent. Elles montrent aussi que vous prenez les scientifiques pour les gens stupides qu’ils ne sont pas. « Il ne faut pas s’en tenir au résumé » ? Sans blagues. Si vous l’aviez fait, vous auriez vu que ce que vous réclamez s’y trouve déjà.

Suivent ensuite tous les poncifs du style « si l’hygiène est efficace, alors le vaccin ne l’est pas » et autres faux choix binaires à la hygiène ou vaccin. Je passe.

La réponse est hygiène et vaccin.

Erreurs factuelles.

XXII

Si une personne vous annonce: « vous vous trompez complètement, l’herbe n’est pas verte elle est rouge vif et je vais vous expliquer pourquoi ». Son explication doit nécessairement expliquer pourquoi l’herbe est apparemment verte. Lorsqu’une hypothèse est en contradiction avec la réalité, ce n’est pas la réalité qui a tort.

À cela, votre réponse est donc de nous dire: « Considérer que le soleil a une couleur rougeâtre est un fait scientifique. Considérer que la photosynthèse tire son énergie du soleil rougeâtre est aussi un fait scientifique. Si l’herbe utilise la photosynthèse pour pousser, elle sera de quelle couleur, verte ?

Donc oui, tout le monde a vu que vous ne saviez pas ce que des bases scientifiques solides signifient.

Je parle par exemple d’une description du mode de propagation du tétanos dans The Lancet ou dans une autre publication scientifique majeure. Les implications de ce que vous avancez sont extraordinaires, elles doivent avoir un impact extraordinaire. Mais pour l’instant, l’importance de la publication ne se pose même pas, puisque vous n’avez pas montré la moindre étude qui décrit ce mode de propagation.

C’est dingue comme les parties que vous avez omis de citer vous répondent pourtant à la perfection. Au lieu de faire une réponse encore-plus-de-la-même-chose, vous auriez du les lire :

Ici l’auteure, dans un cas typique d’équivoque, met sur le même plan une « théorie » au sens scientifique (Le résultat d’un travail normalisé, indexé et publié dans une revue à comité de lecture, après vérification par d’autres chercheurs qui sont spécialistes du domaine étudié) et une théorie au sens courant (Quelqu’un dit « et si… » et crée un site web pour en parler).

Aucune étude ne permet de soutenir cette affirmation et l’argumentation se contente de tourner autour du sophisme simpliste « s’ils ont tort, c’est que j’ai raison« .

Plus de la même chose.
Faux dilemme.

XXIII

Donc vous ne répondez pas, en fait. Vous répondez à coté. Et mal. L’efficacité du tétanos est documentée dans des revues scientifiques à comité de lecture. Votre mode de propagation anaérobie se retrouve dans Nexus entre les fantômes et les ovnis. Pour me convaincre, vous citez une prof d’espagnol, parce qu’elle dit la même chose que vous. (Je l’ai coupée au montage) Vous dites que les preuves manquent alors que celles que vous apportez sont incroyablement moins convaincantes encore. Vous aviez oublié de le citer, je vous le rappelle donc:

Notez que l’auteure entend montrer que le consensus scientifique actuel soutient un mensonge qui va à l’encontre de toute une base de données scientifiques alors qu’elle s’est révélée incapable de soutenir ses propres affirmations par des données scientifiques. Ses propres données sont des allégations justement non soutenues par des données scientifiques. Elle dénonce la qualité des preuves actuelles du fonctionnement de la vaccination et elle y oppose des preuves d’une qualité très largement inférieure, c’est un double standard.

Double standard.
Pas de réfutation.

XXIV

Ne vous sous-estimez pas, vous n’avez pas fait que reprendre des faits. Comme je vous l’ai déjà dit: Les passages ou vous donnez votre avis sont nombreux. Les sources que vous citez vous contredisent en permanence. Votre « réflexion » est superficielle. Toute cette page et l’article original sont la confirmation que ce que vous affirmez là est factuellement faux.

Et vous notez aussi. C’est bien. Vous savez ce que j’en dis parce que je n’en dis rien. Parfait. Et donc, je n’ai pas fait de commentaire sur vos réflexions binaires à courte vue ? Corrigeons cela. Quelqu’un dit qu’on ne sait pas tout, vous en déduisez qu’on ne sait rien. Réflexion binaire à courte vue.

Vous finissez, comme la première fois, par dénoncer « le dogme de la vaccination ». Donc comme la première fois:

Je suppose qu’à l’époque certains n’auraient pas renoncé à dénoncer le dogmatisme de Galilée qui s’entêtait dans ses expérimentations rigoureuses et qui refusait de voir la vérité que toute sa science obscurcissait.

Vous n’êtes pas Galilée, Anne Gourvès. On vous dit que vous avez tort, non pas pour des raisons extérieures à vos affirmations. On vous dit que vous avez tort parce que c’est vrai.

Erreurs factuelles.
Épouvantail.
Faux dilemme.

Bilan

  • Problèmes d’argumentation:
  • Données factuelles:
    • Erreurs factuelles: I, V, XI, XII, XIV, XVII, XXI, XXIV
    • Corrections valides: XIII
  • Réfutations:
    • Sans réfutation: I, II, V, XVIII, XXIII
    • Réfutations invalides: III, IV, VI, VII, VIII, IX, X, XI, XII, XIII, XIV, XV, XVI, XVII, XIX, XX, XXI, XXII, XXIII, XXIV
    • Réfutations valides: Aucune.

Plus de la même chose, revient à dire « mais si c’est vrai » sans apporter aucun argument supplémentaire pour réfuter la critique. C’est une variante de l’affirmation infondée.

N’a pas compris l’argument, revient à répondre sur autre chose que l’argument en lui même. Si l’on est charitable, on imagine que ce n’est qu’un problème de compréhension, mais cela tient quand même beaucoup du détournement d’attention et de l’épouvantail.

La moitié de vos tentatives de réfutation étaient à coté de la plaque, Anne, soit parce que vous aviez mal repris mes propos, soit parce que vous n’aviez tout simplement pas compris l’argument et répondu à coté. Il y a également un nombre important d’erreurs factuelles et d’affirmations infondées.

Les réfutations sont toutes invalides.

Une seule correction est pertinente. Et donc:

Erratum

Affirmer que l’employeur d’Anne Gourvès est le numéro deux mondial de l’homéopathie était une erreur.

L’employeur d’Anne Gourvès était le numéro deux mondial de l’homéopathie.

Désolé de cette erreur.

Fin de l’erratum

Il est important d’être complet et précis.

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