Le lourd bilan des fausses alertes sanitaires

Édito du n° 318 de Science et pseudo-sciences

La plupart du temps, ceux qui se qualifient de « lanceurs d’alertes » utilisent le seul terrain médiatique en s’affranchissant de l’obligation de soumettre à la communauté scientifique les preuves de leurs allégations. Peu importe si l’alerte est infondée : mieux vaut prévenir que guérir. Le problème, comme le souligne le sociologue Gérald Bronner, est qu’« en réalité, ils rendent, la plupart du temps, un bien mauvais service à la société. Ils instillent un poison d’inquiétude qui pourrait s’apparenter à une hypocondrie collective [qui] occasionne des séquelles sanitaires, économiques et politiques ».

[…]

L’arrêt de la prise de statines, qui était de 8,5% par an, est passé à 11,9 % dans les neuf mois qui ont suivi la publication du livre de Philippe Even, soit une recrudescence de 40 % du nombre de patients qui ont arrêté le traitement qui leur était prescrit. L’étude révèle également, pour cette année, une surmortalité de 17%, soit, pour le Professeur Moore, l’un des signataires de l’étude et le chef du département Pharmacologie au CHU de Bordeaux, « entre 9 000 et 10 000 morts de plus [à l’échelle nationale] en 2013 qu’en 2011 et 2012 ».

La suite, sur pseudo-sciences.org

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