[Intox] Deux jours après ses vaccinations, notre petit garçon était mort

Biais et erreurs: Anecdote, Appel à l’émotion, Appel à la peur, Conclure à l’aveugle.

Un fait divers dramatique offre à l’OIC l’occasion idéale pour nous donner son point de vue argumenté, appuyé par des faits concrets et objectivement faux.

 

L’Organisation Initiative Citoyenne mène l’enquête: « Deux jours après ses vaccinations, notre petit garçon était mort! »

 

Le fait divers est terrible. Les parents sont effondrés. L’article est sobre. Le parquet est circonspect. L’enquête en est a ses débuts.

Le parquet, visiblement n’a pas internet. C’est fâcheux parce que l’OIC a déjà résolu l’affaire: Vaccins !

Rappelons que dans le cas le plus favorable à l’OIC, si la responsabilité du vaccin est démontrée, on en restera à une anecdote choisie, pour que l’émotion puisse convaincre les convaincus que les vaccins sont dangereux, ce que personne ne conteste.

En revanche, pour ce qui est de prouver que « vaccins » se révèle plus dangereux que « pas de vaccins », on attend toujours.

L’enquête nous apprendra que le vaccin est coupable, ou que le vaccin est coupable mais que les médecins n’ont rien trouvé.

Le discours de l’OIC commence assez classiquement, en dénonçant un caractère  expérimental propre aux vaccins. C’est une affirmation infondée qui a déjà été traitée [1].

Ensuite, l’OIC nous décrit sa méconnaissance du sujet en expliquant qu’il sera impossible de lier ce décès au vaccin parce que les médecins ne sauront pas quoi chercher.

le caractère tout à fait expérimental des vaccins (qui dépend des critères laxistes qui président aux évaluations dans les essais cliniques) rend impossible aux médecins légistes l’analyse des corps selon des critères précis qui permettraient de faire des liens entre les vaccins et tous ces drames. En d’autres termes, ils ne savent donc pas ce qu’ils cherchent précisément comme constatations au niveau des organes, des tissus etc.

Posons nous quelques secondes, pour admirer ce magnifique « Pile je gagne, face tu perds »: Soit ce sera le résultat d’un effet secondaire répertorié, soit ce sera le résultat d’un effet secondaire non répertorié.

Entre deux points, il y a toujours un lien

de cette situation de flou volontairement entretenue au bénéfice d’un business mortifère, les officiels tirent la conclusion générale erronnée et anti-scientifique qu’il n’y a jamais de lien, rejetant ainsi systématiquement toutes ces tragédies inutiles et évitables au simple rang de « coïncidences » et autres « corrélations temporelles et non causales »! […] comme si franchement la vaccination avait encore besoin d’être promue encore plus là où l’establishment en fait déjà la propagande matin, midi et soir et ce, chaque jour de l’année

Donc de lien, on ne trouvera point, mais c’est fait exprès. Parce que ça arrange tout le monde. « L‘establishment » en particulier, qui fait de la « propagande ». C’est un appel au complot sans la moindre preuve (ce qui est la signature des complots les plus redoutables).

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Si quelqu’un est en mesure de proposer une définition du mot « propagande » qui s’appliquerait à « l’establishment » mais pas à l’OIC, je l’ajouterai ici:

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Amalgame solidaire

Et l’OIC de conclure avec émotion:

le thème culpabilisant de se faire vacciner par solidarité envers les autres…. alors une fois encore, demandez-vous donc quelle solidarité cette famille éplorée recevra-t-elle pour la perte définitive et indélébile de son enfant décédé fraîchement vacciné??

Avoir la nausée est un effet secondaire de l’écriture de ce billet. Pourtant, il est important d’aider les gens à se vacciner contre les rhétoriques invalides. Par solidarité.

Je vois bien l’OIC réclamer la suppression de Médecins sans Frontières parce qu’un de leurs camions serait impliqué dans un accident de la route. L’argumentation serait la même, quasiment sans retouches:

le thème culpabilisant de laisser Médecins sans Frontières soigner les gens par solidarité envers les autres…. alors une fois encore, demandez-vous donc quelle solidarité cette famille éplorée recevra-t-elle pour la perte définitive et indélébile de son enfant décédé fraîchement « soigné » par Médecins sans Frontières ?? 

 

 

 

[1] Notons que dans la rhétorique de l’OIC, cet argument est généralement accompagné du célèbre « Seuls 1 à 10% des effets secondaires graves sont officiellement comptabilisés« . Information totalement inventée, et à ce jour jamais rétractée.

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