[Intox] Le vrai scandale des faux placebos

Biais et erreurs: Définition glissante.

  • L’OIC : La sécurité des vaccins n’est jamais testée par rapport à un placebo.
  • pubmed : « We have performed a systematic review of all randomized controlled trials in which vaccines against HPV were compared with placebo regarding efficacy, safety, and immunogenicity. Six studies met the inclusion criteria, which included 47,236 women. »
  • L’OIC: Oui, mais ce n’est pas un VRAI placebo.

L’Organisation Initiative Citoyenne enquête sur le vrai scandale des faux placebos

L’OIC multiplie les exemples pour démontrer que le placebo utilisé n’est jamais un VRAI placebo et tente de glisser sa définition personnelle.

« Jamais, pour aucun essai clinique destiné à évaluer la sécurité des vaccins, on ne compare des personnes vaccinées avec des personnes qui n’auraient reçu qu’une substance neutre! »

Pourtant, la problématique du placebo est beaucoup plus nuancée que l’OIC voudrait le faire croire et adapter un placebo à une situation donnée n’est pas une tromperie, c’est une nécessité méthodologique.

Ceteris paribus sic stantibus

L’OIC aimerait que le lecteur fasse la confusion entre « substance neutre » et « rien ». C’est oublier le principe premier de toute comparaison rationnelle: Les comparaisons sont effectuées « toutes choses égales par ailleurs« .

  • Si l’on compare « A + B » et « B » et que l’on constate une différence, on peut conclure que A en est probablement la cause.
  • Si l’on compare « A + B » et « rien » et que l’on constate une différence, il est impossible de savoir qui de A ou B est en cause.

Médicament = Substance active + excipients

Le but du placebo est de rendre compte par comparaison de l’efficacité d’une substance.

Si on veut tester la substance active d’un médicament, idéalement on doit comparer « substance active + excipients » avec « excipients »

Dans ce cas, placebo = excipients.

Quand la communauté scientifique parle de « substance neutre », elle parle de substance qui n’a pas d’effet démontré sur la problématique étudiée.

Ce que l’OIC appelle un faux placebo n’est que l’application stricte de la méthode rationnelle.

La communauté scientifique estime qu’en l’espèce, il n’y a pas d’effet démontré. Si l’OIC pense que les auteurs de ces études se trompent, ou mentent, il lui appartient de le prouver.

D’ici là, l’affirmation est infondée.

 

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